
Ce sera assurément le dossier de la semaine. Et la première étape a lieu au Congrès cet après-midi. A partir de 13h30, les élus du Congrès se retrouvent pour rendre un avis sur la proposition de loi organique visant à ouvrir le corps électoral spécial provinciale aux natifs et par amendement aux conjoints.
Ce sera le début du parcours législatif de ce texte : la nuit prochaine pour nous, il sera examiné, d'abord par la commission des lois du Sénat, puis en séance publique. Le lendemain, c’est la commission des lois de l'Assemblée nationale qui examinera le texte, avant qu’il soit présenté en séance publique le lendemain.
Un calendrier chargé. Et le sujet sera au cœur de la chronique de la semaine écoulée d’Elizabeth Nouar.
Le Haut-Commissaire Jacques Billant, était ce matin notre invité à 7h30. Il a notamment parlé sécurité et annoncé l’arrivée de 300 renforts supplémentaires pour sécuriser les élections provinciales.
Actualité judiciaire. La 2ème session d’Assises de l’année est ouverte. La première journée a été dédiée à la révision de la liste des jurés et leur formation. Jusqu’au 5 juin, 6 affaires seront jugées : 4 affaires de viols, dont un incestueux sur mineur et 2 affaires de droit commun dont le braquage de la station Mobil de La Coulée en 2022. Cette année, la Cour d’Appel de Nouméa prévoit 4 sessions d’Assises. Les deux dernières vont durer 4 semaines afin de traiter davantage de dossiers.
Gérald Darmanin sera demain en Algérie. Le ministre de la justice et garde des sceaux doit notamment rencontrer le président Tébboun. Il sera question entre les 2 hommes de la coopération judiciaire entre les 2 pays, mais aussi du cas de Christophe Glaize, journaliste français emprisonné depuis 1 an. Visite très attendue, pour prendre le pouls sur un éventuel réchauffement des relations soumises à de fortes tensions entre les 2 pays depuis plusieurs mois
Le parquet de Paris ouvre une enquête dans plus de 100 établissements scolaires de la capitale : c’est la suite du scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire à Paris, où plusieurs animateurs sont soupçonnés d’agressions. La procureure de Paris a qualifié d'urgence ce dossier, qui s’épaissit au gré des plaintes déposées par les familles. Il n’y a eu jusqu’à ce jour que trois ouvertures d’informations judiciaires et cinq convocations devant le tribunal correctionnel. Un animateur a récemment été condamné à 18 mois de prison avec sursis à Paris.


