Usine du Sud: Nouveau modèle en vue

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La signature d'un accord politique pour la reprise de l'usine du Sud. Il a été signé hier après-midi, sous la coordination du président du Congrès Roch Wamytan, entre la province Sud et les loyalistes, d'une part, et le FLNKS et l'ICAN d'autre part.

Cet accord est le fruit de quinze jours de négociations et il propose un nouveau modèle minier qui s'articule autour de trois volets : la maitrise de la ressource, la valorisation de la richesse et la préservation de l'environnement.
La grande innovation de cet accord c'est que les titres miniers reviennent à la Nouvelle-Calédonie et que l'exploitant procède à la location de la mine, moyennant le versement d'une redevance.

Cet accord a été signé, hier après-midi, en présence de la presse, après de longs mois de crise et au terme de plus de 15 jours de négociations intensives. C'est le président du Congrès qui a joué le rôle de facilitateur et de coordinateur. Roch Wamytan est revenu sur l'état d'esprit "constructif avec un dialogue franc et sincère" qui a présidé à ces discussions. Roch Wamytan ajoute que la priorité a été donnée à la recherche commune d'un accord de sortie de crise afin de proposer à l'industriel et aux repreneurs potentiels une solution qui permette d'assurer, à la fois, la maîtrise locale de la ressource, la valorisation de la richesse minière et la préservation de l'environnement.

Et finalement ce modèle s'articule autour de trois grands volets : La maîtrise de la ressource, la valorisation de la richesse, et la préservation de l'environnement. Pour la présidente de la Province Sud, la grande innovation de cet accord, c'est l'émergence d'un nouveau modèle minier calédonien "basé sur la maitrise de notre ressource"Les titres miniers reviennent à la Nouvelle-Calédonie c'est la grande innovation de cet accord et l'industriel procède à la location de la mine moyennant le versement d'une redevance à la collectivité. Pour Sonia Backès, il s'agit véritablement d'un nouveau modèle.

Les 95% des parts cédées par Vale sont donc rachetées par le consortium calédonien, Prony Ressources. Il est composé de quatre entités : La SPMSC à hauteur de 30%, les salariés et les populations locales à hauteur de 21%, Trafigura à hauteur de 19% et la Compagnie financière de Prony à 30%
Au total les intérêts calédoniens représentent 51% et ils seront non diluables.

Vale Canada laisse 500 millions d'Euros à Prony Ressources et l'Etat, au-delà de la défiscalisation, apporte son soutien avec un prêt de 200 millions d'Euros ainsi qu'une garantie à hauteur de 180 millions d'Euros.

Cet accord prévoit également un partenariat avec le géant américain Tesla qui pourra jouer un rôle de conseiller technique dans le développement et dans l'amélioration du procédé industriel. 

Cet accord politique met fin à un long conflit et il va permettre la reprise d'activité de l'usine du Sud. Il comprend également de nombreuses garanties environnementales. La province sud s'engage à imposer les plus hauts standards internationaux en matière de protection de l'environnement et de maîtrise des risques, en doublant les garanties environnementales imposées à l'industriel. Sept expertises complémentaires permettront un état des lieux exhaustif garantissant les conditions de sécurité du barrage KO2 et de non-toxicité des résidus.

Un comité des risques sera créé pour assurer un suivi permanent des préoccupations environnementales des populations. Il sera présidé par un représentant de la SPMSC. Et enfin, le projet Lucy démarrera dès la réouverture du site et devra être réalisé en 2024. La zone de stockage des résidus sera revégétalisée. Raphaël Mapou le porte-parole de l'ICAN, signataire de cet accord affirment que les actions menées par le collectif n'ont pas été excessives au vu des résultats.