Une calédonienne expatriée témoigne du drame en Suisse
Dans la nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre, un violent incendie s'est déclaré dans un bar de Crans-Montana. Un lourd bilan : des dizaines de morts et de nombreux blessés, gravement brûlés.

48 heures après l'incendie survenu durant la nuit du 1er de l'an dans un bar de la station de ski à Crans-Montana en Suisse, le dernier bilan fait état de 40 morts et 119 blessés. Sur ces 119 blessés, 113 ont été identifiés et 14 sont français.
Une calédonienne, témoin indirect d'une nuit dramatique
Un Réveillon de la Saint-Sylvestre dramatique donc qui a profondément marqué, au-delà des frontières suisses. Parmi les témoins indirects de cette nuit tragique, une calédonienne. Frédérique Tissandier est installée en Suisse depuis une quinzaine d’années. Elle est directrice de la communication des Hôpitaux Universitaires de Genève. Des hôpitaux placés en alerte maximale. Son témoignage au micro d'RRB...
Aux premières loges de cette organisation de crise pour tenter de secourir les jeunes blessés, brûlées, les équipes médicales, mais aussi celles chargées de coordonner l’information et l’accueil des familles. Parmi la centaine de blessés, 4 ont été pris en charge par les Hôpitaux Universitaires de Genève...
Une soirée pour fêter la nouvelle année, dans une grande boîte de Crans-Montana, avec de nombreux jeunes. "Un évènement dramatique qui touche tout le monde" nous a dit Frédérique Tissandier…
Une piste privilégiée
Concernant l'origine du sinistre, nous en savons désormais plus sur ce qui a provoqué le feu. Lors d'une conférence de presse, la procureure générale du canton du Valais, Brigitte Piou, a reconnu qu'il y avait une piste principale...
Les deux gérants français ont également été entendus, a indiqué la procureure. Mais pour l'instant, à simple titre de renseignement, afin d'expliquer aux enquêteurs, par exemple, la configuration des lieux ou de fournir la liste des personnes présentes puisque c'était une soirée sur réservation. Les deux gérants qui doivent aussi être interrogés, mais un peu plus tard, sur tout ce qui concerne le respect des normes de sécurité, la nature des travaux de rénovation effectués il y a deux ans, les matériaux utilisés ou la présence ou non d'issues de secours dans la salle du bar. À l'issue, d'éventuelles responsabilités seront établies. Mais pour l'instant, ce n'est pas le cas, précisait la magistrate. L'enquête se poursuit.


