Un léger frémissement de l'économie calédonienne
Selon l'IEOM, le climat économique est toujours marqué par les conséquences des émeutes de mai 2024 et par l’incertitude institutionnelle, mais il semble néanmoins se relever au deuxième trimestre 2026.

Un léger frémissement pour l'économie calédonienne. C'est ce que relève l'IEOM dans sa dernière note conjoncturelle. Il indique que le climat économique est toujours marqué par les conséquences des émeutes de mai 2024 et par l’incertitude institutionnelle, mais qu'il semble néanmoins se relever au deuxième trimestre 2026.
Il faut dire que l'on revient de loin après le plus bas historique enregistré au second trimestre 2024 à la suite des émeutes. Mais l'IEOM relève que l'indicateur du climat des affaires s’est progressivement redressé dans un contexte de soutien massif des autorités publiques, l'État et gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Cet indicateur est en hausse de 5,2 points au deuxième trimestre 2026, ce qui marque un net rebond et le porte à son plus haut niveau depuis le 3ème trimestre 2022.
Des perspectives d’activité qui s’éclaircissent mais des perspectives d’investissements encore atones
Tout n'est pas gagné pour autant. L'IEOM souligne les effets persistants des émeutes de mai 2024 sur l’économie calédonienne, mais il note que plusieurs indicateurs sont bien orientés, notamment dans l’extraction minière, la production de NHC, les crédits à la consommation et la consommation de ciment.
L'institut ajoute que cette amélioration demeure toutefois inégale et que de nombreux secteurs restent fragilisés tandis que la vulnérabilité des ménages continue de s’accentuer.
L'IEOM précise, aussi, que le territoire reste fortement dépendant des aides en provenance de la métropole.
Quelques signes d’amélioration, donc, dans un environnement encore fragile. L'IEOM parle de perspectives d’activité qui s’éclaircissent mais de perspectives d’investissements encore atones.
Il relève toutefois une amélioration des perspectives sur la trésorerie des entreprises et un redressement encore fragile de l’emploi salarié privé.
La balance commerciale est, en revanche, toujours dégradée. La valeur des exportations représente 54,8 % de celle des importations soit une baisse de 7,2 points par rapport au trimestre précédent.
L'IEOM signale une légère hausse de l’extraction minière et un recul de la production métallurgique.
Le secteur du BTP, lui, demeure à l’arrêt mais il montre quelques signes d’amélioration.
L'institut dresse, enfin, un bilan mitigé pour la filière touristique. Après le net repli du tourisme international observé au 1er trimestre 2026, le nombre de touristes arrivant par avion repart à la hausse au 2ème trimestre.


