FINC. Une manif qui a fait du bruit

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La fédération des industries de Nouvelle Calédonie a manifesté bruyamment devant le gouvernement hier.

Le président de la FINC, Xavier Benoît
Chériffa Linossier, la présidente de la CPME
Christopher Gygès, le membre du gouvernement en charge notamment de l'économie
Christopher Gygès (2)

Le syndicat, qui accuse l'exécutif de maltraiter le secteur de l'industrie de transformation, et de se cacher pour cela derrière les avis de l'autorité de la concurrence…souhaitait être reçu par le président et tous les membres du gouvernement.

A l'origine de ce mécontentement, l'intention de l'exécutif de lever un certain nombre de mesures de protection de marché, dites mesures "STOP", dont celles dont bénéficie depuis 1983 la société ESQ, qui détient le quasi-monopole de la commercialisation de tubes et tuyaux en plastique.

Un rendez-vous a été proposé en milieu de matinée avec le secrétaire-général du gouvernement et les responsables de la direction des affaires économiques mais le président de la FINC Xavier Benoît a refusé et annoncé une nouvelle mobilisation pour lundi prochain.

Présente en fin de matinée sur le site de la manifestation, Chériffa Linossier, la présidente de la CPME dont la FINC est adhérente a annoncé avoir rejoint le mouvement et s'en est expliquée.

Après une tentative d'intrusion des manifestants par le garage du gouvernement en profitant de la sortie d'une voiture de service, la manifestation s'est finalement dispersée dans le calme peu après midi. Le membre du gouvernement en charge notamment de l'économie, Christopher Gygès, que nous avons pu joindre par téléphone hier après-midi, nous a apporté des précisions sur ce dossier.

Christopher Gygès qui précise qu'il avait proposé aux dirigeants d'ESQ de les recevoir jeudi, mais qu'ils ne sont pas venus au rendez-vous.

J'ajoute que dans un communiqué publié hier, l'Avenir en confiance déclare soutenir l'industrie locale mais n'accepte pas les abus. La manifestation de la FINC est donc injustifiée, écrit le mouvement, et peut paraître déplacée par rapport à la situation financière d'ESQ comparée à d'autres société en grande difficulté qui ne bénéficient d'aucune aide.