Accord Elysée-Oudinot : un volet économique et social
Dans cet accord complémentaire à celui de Bougival, il est notamment question de l’attractivité économique. Un relevé de conclusion consacré au volet économique et social complète cet accord qui repose sur deux piliers : la refonte du modèle institutionnel et le pacte économique et social.

L’objectif de l’État et des partenaires calédoniens est clair : stabiliser durablement les institutions pour relancer la croissance, rééquilibrer les finances publiques et offrir de nouvelles perspectives économiques. Sur le plan budgétaire, l’État confirme ses engagements pour 2026 : près de 662 millions d’euros seront engagés hors filière nickel, et 478 millions d’euros de paiements seront inscrits dans le projet de loi de finances. Christophe Dauthieux, président de la CPME se dit satisfait de ce relevé de conclusion mais reste prudent jusqu’à l’adoption d’un projet de loi de finances.
Pour faire face aux urgences sociales et financières, une subvention exceptionnelle de 60 millions d’euros est accordée à la Nouvelle-Calédonie. L’État accepte également un rééchelonnement de la dette, faisant de 2026 et 2027 des « années blanches » pour le remboursement des prêts. À cela s’ajoutent 200 millions d’euros pour la relance de l’investissement public, 10 millions d’euros dédiés aux dépenses sociales de proximité, et un engagement à ajuster certains dispositifs fiscaux en fonction de la situation économique. Christophe Coulson, secrétaire général de l’UT CFE-CGC demande à ce que les fonds soient débloqués rapidement.
Concernant la filière nickel, jugée stratégique, l’État maintient une vision globale axée sur la rentabilité et la viabilité. 200 millions d’euros sont consacrés au soutien de la filière, avec des aides ciblées pour PRNC, la SLN et NMC, afin de préserver l’activité industrielle et l’emploi, notamment dans le Nord.


