La chronique de la semaine écoulée

La chronique de la semaine écoulée

Une petite bouffée d'oxygène pour le RUAMM. La CAFAT accepte de lui verser plus de 5 milliards au travers d'un prêt interne, en puisant dans les deux caisses excédentaires que sont le régime des retraites et les allocations familiales.
Il reste encore à obtenir l'aval du gouvernement mais le plan, préconisé par Thierry Santa pour redresser les comptes sociaux, commence à se mettre en place.
C'est assurément une bonne nouvelle en ce début d'année qui en compte relativement peu.
Entre les interrogations sur la propagation du coronavirus, l'approche d'un cyclone et les incertitudes institutionnelles, le climat reste encore plutôt anxiogène en cette veille de rentrée des classes et même la préparation des municipales ne parvient pas à capter l'attention.

Le scrutin, tel qu'il se présente, sera pourtant très intéressant et assez inédit par rapport aux municipales précédentes.
Curieusement, en cette année référendaire, la rivalité entre indépendantistes et partisans du maintien dans la France ne sera pas un enjeu central. Les indépendantistes veulent faire un tremplin des municipales, mais ce ne sont que des mots.
Les communes qui peuvent basculer se comptent sur le doigt d'une main et leur changement de couleur politique ne serait même pas significatif tant il s'agit de situations particulières. On pense à Pouembout, Poya, Kouaoua, Sarraméa et l'Ile des Pins où la victoire des loyalistes, il y a 6 ans, était liée, à la fois, à la personnalité de la tête de liste et aux divisions des indépendantistes.
Mais dans les communes de l'agglomération, les indépendantistes ne feront que de la figuration s'ils parviennent – et ça semble compliqué – à réaliser l'unité. On suivra de près, dans les jours qui viennent, la composition de leurs listes pour voir si toutes les composantes sont représentées mais ce n'est pas gagné d'avance.
Et dans les communes qu'ils détiennent, dans le Nord et dans les iles, on assistera souvent à une rivalité entre UC et Palika voire UPM.

Des rivalités au sein du camp loyaliste, il y en aura aussi mais pas sous la même forme que lors des scrutins municipaux précédents. Il y aura toujours des querelles d'ego, de personnes mais moins de rivalité d'états-majors mais c'est une élection qui servira à confirmer, ou non, le résultat des provinciales de mai dernier.
L'Avenir en Confiance a essayé – avec plus ou moins de succès, et pas toujours sous son étiquette – de préserver l'unité née lors des provinciales mais il y a quelques ratés.
Calédonie ensemble va devoir essayer de limiter les dégâts – mais ce ne sera pas facile – pour tenter de prouver qu'elle est encore une force politique capable de peser.
Générations NC – dont ce sera le baptême du feu électoral – sera présente sous son étiquette dans 8 communes, et notamment dans les 4 communes du Grand Nouméa pour se compter et elle veut faire la démonstration qu'elle est une force émergente, mais chacun aura compris que c'est, à La Foa, qu'elle devra faire ses preuves et qu'elle gagnera ou non son pari.
L'Eveil océanien enfin, veut confirmer son succès des provinciales mais ce n'est vraiment pas le même type de scrutin et il prend le risque de conforter son image de parti communautaire.

Bref, ces municipales vont être passionnantes et à défaut d'un tremplin, ce sera un galop d'essai avant le scrutin capital de cette année, le référendum du 6 septembre pour la campagne duquel les partisans du maintien dans la France, ont bien l'intention , cette fois-ci, d'afficher, eux aussi, la couleur.