Radio Rythme Bleu

La chronique de la semaine écoulée

4 avril 2022 à 10:37

Les indépendantistes sont coincés dans une boucle temporelle. Ils n'ont pas vu le monde changer et ils n'ont pas vu, non plus, que l'Accord de Nouméa était terminé et que la Nouvelle-Calédonie restera française.

Quoi de neuf chez les indépendantistes ? Rien !
Le temps pour eux semble figé, arrêté. Comme s'ils étaient coincés dans une boucle temporelle dont ils n'arrivent pas à se libérer.
Comme s'ils étaient condamnés à revivre éternellement les mêmes épisodes et les mêmes moments, à prononcer les mêmes rengaines et les mêmes outrances.
Une sorte de fatalité dont ils seraient prisonniers.

Ce week-end, lors de son 52ème congrès, l'Union calédonienne a confié un 11ème mandat de président à Daniel Goa qui affirmait pourtant, à qui voulait l'entendre, qu'il voulait passer la main.
Et pour faire bonne mesure, l'UC a aussi reconduit son bureau, dans son intégralité. Il ne faut surtout rien bouleverser et ne pas prendre le risque de déstabiliser.
Mais ce n'est pas tout ! Ce week-end, lors de son 29ème congrès, le RDO a réélu à la présidence, l'inamovible Alosio Sako qui se plaint, lui aussi, qu'aucun jeune ne veuille assurer la relève. Alors il reste, fidèle au poste, gardien scrupuleux d'une ligne politique surannée.
Ils sont comme ça les indépendantistes ! Immuables, indéboulonnables.
Pour eux, le changement ce n'est pas maintenant et le dégagisme ne passera pas par eux.

Le monde change, bouge, évolue, mais eux, ils restent immobiles, figés, presque congelés. Ils sont restés bloqués dans les années 80, avant la chute du mur de Berlin, avant l'explosion de l'empire soviétique.
C'est sans doute ce qui explique les propos tenus, vendredi, par le président de l'UC en ouverture de son congrès.
Daniel Goa se souvient de tout ce qu'il a appris à Moscou où il a effectué deux séjours du temps de l'URSS. C'est de là que vient sa logorrhée anticolonialiste périmée et ses références à l'Allemagne nazie qui sont, non seulement terriblement choquantes, mais en plus complètement dépassées.
Le monde s'est modifié, les rapports de force ont bougé, mais les indépendantistes ne s'en sont pas aperçu et ils se retrouvent seuls, abandonnés de tous, incapables de trouver leurs marques dans une société en pleine transformation.

Ils n'ont pas vu le monde changer et ils n'ont pas vu, non plus, que l'Accord de Nouméa était terminé et que la Nouvelle-Calédonie restera française.
Ils croient encore être entendus quand ils qualifient la France de puissance colonisatrice et impérialiste.
Ils pensent encore que l'ONU les prend au sérieux et qu'elle viendra à leur secours.
Ils s'imaginent qu'ils peuvent, encore, agiter des menaces à l'encontre des océaniens, des exclus du droit de vote ou de ce qu'ils appellent les élus de la droite locale.

Ils n'ont pas compris qu'ils devaient, eux aussi changer de paradigme et participer à la construction d'un nouveau modèle de société.
En fait, ils sont littéralement dans le déni, c’est-à-dire qu'ils sont incapables de prendre en compte une réalité qu'ils considèrent comme inacceptable.
Cela n'excuse en rien les propos qui ont été tenus à la tribu de Boyen.
Même si "Tout ce qui est excessif est insignifiant" comme le disait Talleyrand qui, pour le coup, vivait bien avant la chute du mur de Berlin.

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