Radio Rythme Bleu

La chronique de la semaine écoulée

31 janvier 2022 à 02:03

Après avoir créé la dispersion façon puzzle, il est compliqué de recoller les morceaux et chaque élection est désormais à majorité variable.

L'union fait la force – tout le monde en convient – mais chacun sait aussi que l'union est un combat.
Des formules que vont de nouveau expérimenter les responsables loyalistes qui, depuis des années, nous proposent des variations sur ce thème à chaque rendez-vous électoral.
Mais cette fois-ci, nous regarderons les rapprochements, ralliements, divisions et déchirements, avec un peu plus de détachement que d'habitude.
Après tout, la Nouvelle-Calédonie a choisi de rester française.
Elle a trois fois dit non à l'indépendance et les enjeux sont moins essentiels, les combats internes moins importants, et leurs conséquences moins décisives.
C'est d'abord la présidentielle qui sera le lieu des joutes internes dans la grande famille loyaliste mais rien de nouveau sous le soleil.
On se souvient que même le RPCR s'était divisé, en 1995, sur le soutien à Jacques Chirac ou à Edouard Balladur.
Il y a eu ensuite 2002 où la plupart des partis favorables au maintien dans la France avaient choisi Jacques Chirac mais François Bayrou et Jean-Marie Le Pen avaient aussi leurs soutiens. C'était d'ailleurs les prémisses de l'éclatement du camp non-indépendantiste avec l'émergence de dissidences au sein du RPCR.
Des dissidences qui n'ont fait que s'accroitre depuis même si, en 2007, la plupart des partisans du maintien de la Calédonie dans la France soutiennent Nicolas Sarkozy, mais d'autres avaient choisi, là encore, François Bayrou ou Jean-Marie Le Pen.
En 2012, c'est encore Nicolas Sarkozy qui a la cote mais la même diversité prévaut et cela s'accentue en 2017 où, en Nouvelle-Calédonie, François Fillon arrive en tête du premier tour, suivi de Marine Le Pen, loin devant un certain Emmanuel Macron.
Et le second tour donnera lieu à des positionnements très variés chez les loyalistes.
Rien de surprenant et rien d'anormal donc si, en 2022, les partisans du maintien dans la France partagent leur soutien entre Valérie Pécresse, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Éric Zemmour.
Chacun ses arguments mais cela donne un éventail de possibilités qui correspond, à la diversité de l'électorat loyaliste, d'autant plus que ce sont les électeurs de la liste générale qui pourront s'exprimer cette fois-ci.
Il n'y aura pas d'exclus du corps électoral.
Mais en Calédonie, la présidentielle prend des allures de tour de chauffe avant les législatives. Une échéance pour laquelle les non-indépendantistes sont habitués aux candidatures multiples. La dernière fois, en 2017, il y avait, dans la première circonscription 12 candidats au premier tour, dont 8 appartenaient à la famille loyaliste et dans la seconde, ils n'étaient pas moins de 9 dont 6, au moins, étaient partisans du maintien dans la France.
C'était la traduction de l'éclatement de la famille non-indépendantiste auquel la création de l'Avenir en Confiance puis des Loyalistes aura tenté de mettre un terme. Mais on s'aperçoit qu'après avoir créé la dispersion façon puzzle, il est compliqué de recoller les morceaux et chaque élection est désormais à majorité variable.
Là non plus, pas de quoi en faire un drame. Que chaque parti veuille se compter au premier tour est sans doute un exercice de saine démocratie qui devrait s'accompagner d'un pacte de non-agression entre les candidats et même d'un accord de désistement pour le second tour.
Dans l'attente de l'obtention des fameux 500 parrainages, ce sont aujourd'hui, 45 personnalités qui ont déclaré vouloir être candidates à l'élection présidentielle des 10 et 24 avril prochain.
Allez, on ne s'affole pas ! Ils sont moins nombreux, en Calédonie, à être candidats à la députation…

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