Une semaine de plus pour s'inscrire

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Les résidents des îles vont disposer d'une semaine supplémentaire pour décider ou non de voter dans un bureau de vote délocalisé sur la grande terre. Le congrès de la Nouvelle Calédonie a en effet rendu un avis favorable hier

Le congrès de la Nouvelle Calédonie a en effet rendu un avis favorable hier sur le projet de décret de l'Etat qui proposait d'ouvrir une nouvelle période d'option d'une semaine, du 31 août au 04 septembre. Une semaine au moins pour être précis puisque dans son avis rendu hier le congrès a également émis le vœu que le délai supplémentaire soit de deux semaines au lieu d'une, ou bien que les bureaux des services de l'état chargés de cette démarche soient ouverts plus tard, jusqu'à 18h au lieu de 16h.

Ce dispositif spécifique avait été mis en place en 2018 pour éviter aux électeurs des îles qui résident sur la grande terre, de faire établir une procuration ou de se déplacer dans les îles le jour du scrutin. Pour faire leur choix, ces électeurs ont disposé comme en 2018 d'une période de six semaines, du 02 juin au 07 juillet. Depuis, le maire de Lifou, le président du sénat coutumier et un collectif îlien ont écrit au Haut-commissaire pour lui demander l'ouverture d'une période d'option supplémentaire, en faisant valoir qu’un certain nombre de personnes n’avaient pas eu le temps d’effectuer ces démarches dans le délai imparti.

Mais si l'avis rendu par le congrès a reçu le soutien des indépendantistes et de l'éveil océanien, l'Avenir en confiance s'y est opposé vivement. Car pour les loyalistes, il s'agit d'un changement de règle inadmissible. "On ne peut pas être dans des concessions unilatérales" a déclaré Philippe Blaise en séance. Concession, un mot qui n'a pas plu sur les bancs de l'union calédonienne et notamment auprès du secrétaire général de l'UC Pierre Channel Tutugoro. De leur côté les 6 élus de Calédonie ensemble se sont abstenus. Selon Philippe Michel le mouvement entend ne pas participer à ce qu'il considère comme un affrontement.

Séance un peu houleuse donc mais qui a aussi permis d'aborder d'autres sujets de préoccupation à quelques semaines du référendum comme celui de la sécurisation du vote. Ainsi la présidente du groupe Avenir en confiance a annoncé qu'elle avait écrit au haut-commissaire à ce propos. "Nous avons des remontées sur le fait que certains électeurs sentent des pressions sur leur vote explique Virgine Ruffenach. Nous avons demandé à ce que le bulletin de vote soit un bulletin unique avec OUI et NON. Deux cases. Avec un stylo dans l'isoloir pour que l'électeur coche son choix". 

Un courrier signé par les 29 élus loyalistes du congrès, des provinces et du gouvernement issus de l'avenir en confiance, d'agissons pour le nord et de Génération NC.