Une épave découverte dans le lagon

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Un nouveau trophée pour l’Association "Fortune de Mer". Plusieurs de ses membres ont trouvé l’épave de l’Emma Colvin dans la corne sud de la Calédonie après 10 jours d'expédition. (Crédit : Fortune de Mer)

C’est en quelque sorte un nouveau mystère qui est élucidé. Car l’association "Fortune de Mer" connaissait l’existence de cette épave. Elle savait même qu’elle s’était échouée sur le récif Umbaï, mais les déferlantes avaient jusqu’alors empêché toute approche. 
"C'est un bateau qui a sombré en 1863 explique Philippe Houdret, le président de l’Association "Fortune de Mer", et qui avait été découvert en 1976 par trois chasseurs sous-marins. Ils avaient trouvé une ancre qui avait fait l'objet d'un article dans la France Australe. On est tombé sur cet article et on a fait des recherches et on a trouvé que c'était l'Emma Colvin. A l'époque, ils pensaient que c'était un santalier". En fait, il ne s’agissait pas d’un santalier. "C'était un bateau qui transportait 200 vaches et 62 T de charbon. Il y avait également neuf passagers à bord poursuit Philippe Houdret. C'est probablement une erreur de navigation et un vent d'ouest qui l'a projeté sur le récif en fin de nuit. Tout le monde a survécu au naufrage. Ils ont rejoint l'ilot Nda en chaloupe pour être ensuite secourus et ramenés sur Nouméa". 

Il ne reste presque plus rien de l’Emma Colvin. Il s’est explosé sur le récif ou moment de l’échouement, et les déferlantes ont depuis finit de le démanteler. Mais les membres de "Fortunes de Mer" ont toutefois répertorié plusieurs objets. Ils en ramené deux canons, des éléments de structure, un hublot (photo), un prisme de pont et un verre rouge qui faisait partie d'un fanal (sorte de grande lanterne).

Tous ces objets ont été photographiés, numérotées, et sont en traitement au musée maritime où ils seront peut-être exposés un jour. Les membres de "Fortune de Mer" ont également transmis les coordonnées de l’épave à la province Sud, qui va la rentrer dans sa base de données des bateaux coulés en Province sud. 
Une mission de ce type procure évidemment beaucoup de satisfaction pour ces passionnées de la mer que sont les membres de "Fortune de Mer" d'autant plus qu'il "reste plusieurs épaves à trouver" nous a dit Philippe Houdret. Ce qui fera encore beaucoup d’histoires à raconter.