Un policier sera jugé pour violence

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Dans l’actualité judiciaire, le tribunal correctionnel de Nouméa jugera bien à une date ultérieure le policier accusé d’avoir exercé des violences sur deux jeunes à Dumbéa le 7 août dernier.

Maître Christelle Hocquard Martinez, l’avocate d’une des 2 victimes âgées de 13 ans
Le prévenu âgé de 44 ans passait ce matin devant le procureur de la république en CRPC : comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Au côté de son conseil Maître Stéphane Bonomo, il a reconnu un certain nombre de faits devant Yves Dupas. 
A savoir qu’il avait agressé ces jeunes qui venaient de jeter, selon les versions, des bouts de revêtements de terrain de sport en caoutchouc ou des cailloux sur son véhicule. 
Pour éviter d’examiner l’affaire devant le tribunal correctionnel, le parquet lui a alors proposé une amende de 100.000 francs dont 50.000 francs avec sursis, qu’il a accepté… mais cette proposition n’a pas été homologuée ensuite par le juge des libertés et de la détention Benoît Lhuisset. Il y aura donc un procès à une date ultérieure.

Ajoutons que sur le plan disciplinaire, le prévenu est actuellement suspendu de ses fonctions par sa direction. Et sur le volet pénal, il pourrait perdre son emploi.
Si le tribunal correctionnel prononçait une peine, même du sursis simple, elle serait inscrite au bulletin B2 du casier judiciaire du prévenu et l’empêcherait d’exercer sa fonction d’agent de police. Il pourrait alors encore déposer une requête en effacement auprès du Procureur de la République. 
Un procès dont la date n’a pas encore été fixé.