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Chers auditeurs, c'est MAINTENANT, que l'on a besoin de vous ! La Province Sud a décidé de supprimer les subventions 2018. C'est le moment le plus dur que la radio ait eu à traverser, ne laissez pas faire.

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LES EDITOS DE JEAN-FRANCOIS BODIN


22 novembre 2018

Philippe Michel dit qu’on est riche, et donc qu’on n’a pas besoin de l’aide de la province.

Non, Mr Michel, nous ne sommes pas riches. Comment une association pourrait d’ailleurs l’être, elle qui n’a pas droit à faire de bénéfice, sauf à les réinvestir dans son cœur d’activité… Nous ne sommes pas riches, nous sommes rigoureux, avec une gestion sérieuse. Ce n’est pas la même chose.

Puisque Philippe Michel, le ton docte, nous dispense des leçons d’économie, mettons quelques chiffres en évidence pour montrer ses grossières erreurs – à moins qu’il ne s’agisse de mensonges distillés à dessein -. 

Non, Mr Michel, nous ne sommes pas riches. Avec 21 salariés, une société – et le CSA y est attentif – doit avoir 2 mois à 2 ans de fond de roulement pour assurer la pérennité de l’activité. En ce qui nous concerne, nous ne sommes plus sûrs de pouvoir verser les salaires fin Février, ou fin Mars au plus tard – et je parle de 2019 - et il n’est pas dit que nous ne soyons pas obligés de faire un emprunt relai à la banque. C’est ce que vous appelez une radio riche ?

Mensonge aussi lorsque vous annoncez aux conseillers de la province, en séance publique, que notre masse salariale est en augmentation. En réalité, elle est en baisse, et vous ne pouvez pas ne pas le savoir. Mais lorsqu’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

Et peut-on raisonnablement être sanctionnés, parce que bien gérés ?

Soyons sérieux. Vous devriez nous attribuer avant la fin de l’année cette subvention indispensable à l’équilibre financier de Radio Rythme Bleu.

Nous avons 35 ans d’existence, de combat pour la Calédonie dans la France. Combat mené avec un engagement exemplaire, parfois jusqu’au sacrifice de nos équipes – et je pense ici évidement à Elizabeth Nouar. Vous le savez d’ailleurs, puisque vous avez partagé ce combat à certains moments.

Nous sommes – et vous le savez aussi – le seul média clairement engagé pour la Calédonie dans la France.

Alors Philippe Michel, faites vous aussi ce geste qui compte. Rétablissez cette subvention avant la fin de l’année…

19 novembre 2018


Si je vous disais que la Province Sud sanctionne RRB, la radio de la Nouvelle-Calédonie dans la France, la radio du NON à l’indépendance, pour voler au secours de la télévision indépendantiste du Nord…

Si je vous disais que les Républicains Calédoniens ont voté la semaine dernière l’entrée de la Province Sud au capital de cette même télévision, et que Grégoire Bernut siège dorénavant au conseil d’administration, au côté de Philippe Gomes, Philippe Michel et Alosio Sako … Il y a des lignes politiques décidément plus opportunistes que réfléchies, plus étonnantes que fidèles…

Comme le disait Edgar Faure : ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent…   

Si je vous disais que ces mêmes responsables de partis font, dans d’autre tribunes, devant d’autres assemblées, de ronflants discours sur la nécessaire et vitale liberté de la presse…

Si je vous disais que contrairement à ce qu’annonce Philippe Michel publiquement, notre masse salariale n’a pas augmenté, et à même baissé. Un prétexte, mais un mensonge, même répété, ne fait pas une vérité … vous ne croyez pas ?

Si je vous disais encore que Calédonie Ensemble sanctionne RRB, accusant la radio d’avoir torpillé la plateforme, et que les Républicains Calédoniens accusent RRB d’avoir porté et soutenu cette même plateforme, y comprenez-vous quelque chose ?

Je vais clore cette liste d’incohérences et de coups bas.

Mais avant cela, une dernière question.    

Si je vous disais qu’on a le sentiment qu’ils nous font porter le poids de leurs propres turpitudes, et qu’ils nous font subir les conséquences de leurs inconséquences ?

Je vous laisse juge….

Ah, au fait… vous êtes nombreux à nous soutenir, à faire un geste qui compte, à nous encourager. Et ça, je vous le dis, ca fait vraiment du bien.    
 
"C'est maintenant, chers auditeurs, qu'on a besoin de vous !!"

Invité du matin : Christian Prost lance un appel aux soutiens pour RRB


La province Sud a décidé de couper les subventions à Radio Rythme Bleu. Une décision brutale, sectaire, que Christian Prost, président sortant de RRB, et Elizabeth Nouar, sa Directrice Générale, ont commenté dans le journal de la rédaction, mercredi 10 Octobre à la mi-journée.


Christian PROST : C’est un peu coup en traitre, on ne s’y attendait pas ! De quoi s’agit-il ? La Province Sud par la voix de son président Philippe Michel nous a annoncé, il y a quelques jours, que la subvention 2018 ne nous serait pas versée.

On est inquiets pour nos équilibres financiers, mais on n'est qu'à moitié surpris, quand on connait le fonctionnement de Calédonie Ensemble et ses coups bas.

Pour l'anecdote, lors du dernier rendez-vous que nous avons eu avec Philippe Michel, il nous avait affirmé, les yeux dans les yeux : "je ne ferai jamais rien qui puisse nuire à Radio Rythme Bleu".

A l'époque sa cible était Sonia Backes.

L'attitude de Calédonie Ensemble, s'inscrit parfaitement dans ce monde, ce début de millénaire, où la dérive des comportements est chose commune. La parole donnée, la loyauté, la franchise n'ont plus cours.

Ainsi va la vie !

Elizabeth NOUAR : C’est quand même un coup dur parce que ce sont 38 millions que la Province Sud s'était engagée à nous attribuer pour 2018, une ligne budgétaire avait d'ailleurs été votée.

Cette sanction perturbe gravement nos équilibres financiers et notre trésorerie.

Philippe Michel justifie cette punition par un prétexte à peine avouable, "nous ne sommes pas assez dociles et ne faisons pas de cadeaux à Calédonie Ensemble"

Ce n'est pas la première fois que le parti de Philippe GOMES, nous punit, car on sait que Philippe MICHEL ne fait qu'exécuter les ordres.

Calédonie Ensemble : du discours aux actes…


EN : Calédonie Ensemble revendique, haut et fort, la Charte des valeurs calédoniennes qu’elle a signée, avec d’autres, et qu'elle a même fait éditer à 70.000 exemplaires.

Voilà ce qu’on peut lire dans cette Charte, page 33 : ‘’Nous reconnaissons comme essentiel la liberté d’opinion, de croyances, d’expression, de création, de presse, de réunion et d’association’’.

Il s'agit donc bien, d'une valeur calédonienne partagée, reconnue, revendiquée par Calédonie Ensemble… en tout cas sur le papier !

On peut donc s'étonner de leur attitude à notre égard, parce que c’est clairement une atteinte à la liberté de la presse qu'ils commettent.

A la vérité, ce qui les gêne, c'est qu'ils ne sont pas d’accord avec la ligne éditoriale de Radio Rythme Bleu, et pour nous imposer la leur, ils refusent de nous subventionner, menaçant ainsi, notre existence et notre fonctionnement.

Je laisse les auditeurs, amis, tenants de la liberté de la presse, juger de l'attitude de Calédonie Ensemble…

Et c'est eux qui il y a quelques temps, sautaient comme des cabris, en répétant "Nous sommes CHARLIE !".

On pourrait en sourire si leur mesquinerie sectaire n'était pas aussi grave.

CP : Elizabeth à raison, le problème posé est grave.

Les subventions peuvent-elles servir de moyens de chantage à un parti ou à un homme, pour contester ou domestiquer la liberté d'expression d'un média professionnel ?

Il faudra bien un jour, conventionnaliser les subventions des collectivités pour mettre les radios à l'abri d'un chantage d'un autre temps.

De plus comment peuvent-ils s'autoriser une telle liberté avec un argent qui n'est pas le leur, mais celui des contribuables et de vous chers auditeurs ?

Des choix politiques. Un paysage audiovisuel en fort déséquilibre "C’est la voie de la France qu’on asphyxie !"

EN : Il faut savoir que, dans le même temps, où la Province Sud décidait de nous supprimer toute aide en 2018, elle venait au secours de la télévision indépendantiste en engageant près de 100 000 000 FCP.

Dans le même temps toujours, elle subventionnait, comme prévue, Radio DJIIDO à hauteur de 6 000 000 FCP.

Notre affaire n’est donc pas un problème de trésorerie. C’est, très clairement, un choix, un choix politique.

A 25 jours d'un référendum capital, crucial, pour la Nouvelle-Calédonie et son avenir, on est en droit de s'étonner et de s'interroger sur l'attitude et les objectifs de la Province Sud.

Pourquoi sanctionner le seul média audiovisuel clairement engagé depuis 35 ans pour la Calédonie dans la France ?

Pourquoi favoriser les médias engagés pour l'indépendance ?

CP : Elizabeth a raison, Depuis plus de 35 ans, RRB cultive le "champ de la Calédonie dans la France", et voilà qu’arrive, avec le référendum, le temps de la moisson.

C'est le moment que choisit la Province Sud pour porter atteinte à nos moyens, à notre efficacité, à notre sérénité. Curieux non ?

Cela est-il un signe avant-coureur, ou précurseur, de l'attitude que Calédonie Ensemble et son "Gourou", adopteront à l'approche du référendum ? Une sorte de "compromis association, perdant, perdant" avec les indépendantistes, sincèrement… Je ne sais pas… Je ne le souhaite pas, mais je le crains.

Que faire ?


EN : Si on est optimiste, et je le suis !  On va, dans un premier temps, attendre, en espérant un retour à la sagesse, un signe de droiture de la part de Calédonie Ensemble.

Après, on peut envisager plusieurs possibilités.

La première serait de déposer un recours devant le tribunal administratif car la procédure utilisée par Philippe Michel est loin d'être conforme.

Enfin, il y a évidemment le lancement d’une campagne de soutien en faisant appel à nos annonceurs, nos auditeurs, nos proches. Il est impératif que l'on tienne jusqu'aux provinciales, voire jusqu'aux Européennes et je dirais pour parodier Shakespeare "pour toujours et un jour".

CP : Soyons clairs. Je suis en colère, c’est la voix de la France qu’on assassine, c’est la voix de la France qu’on veut asphyxier, c’est la voix de la France qu’on veut faire taire ! Nous sommes là depuis 1984, et il n’est pas question de nous faire taire !

Et je me tourne vers les auditeurs et je leur crie "c'est maintenant qu'on a besoin de vous !" Très vite on vous donnera les clés de notre campagne de soutien.

Avant de terminer, je voudrais avec une certaine émotion, affirmer que depuis 35 ans RRB c'est une équipé engagée, parfois jusqu'au sacrifice, quitte à gêner Elizabeth.

Comment peuvent-ils, et je parle de Philippe GOMES et Philippe MICHEL, passer tous ces efforts par pertes et profits ?