REFERENDUM : LE PLUS VITE POSSIBLE

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L'assemblée de la province sud était réunie hier sous la présidence de Sonia Backès. Et les élus ont longuement débattu autour d'un projet de vœu proposé par la présidente et adressé à l'état.

Sonia Backès

Au sein de l'hémicycle de la province sud tout le monde ou presque est d'accord sur un point :  la Nouvelle Calédonie vit aujourd'hui une instabilité politique et institutionnelle qui pénalise ses habitants par le déficit de confiance qu'elle génère. Et il faut donc libérer l'horizon des calédoniens en dégageant des perspectives positives pour l'avenir. Il faut impérativement sortir de l'incertitude nous a dit la présidente Sonia Backès.


Le texte du vœu adopté par l'assemblée dit donc ceci : "Si la troisième consultation sur l'accession de la Nouvelle Calédonie à la pleine souveraineté doit avoir lieu dans les conditions prévues par l'accord de Nouméa, la province sud souhaite qu'elle ait lieu le plus vite possible, en octobre 2021, et au plus tard en décembre 2021".


Plutôt qu'un référendum d'opposition limité à la réponse par oui ou par non à l'indépendance, question jugée mortifère pour le climat social et l'économie, les partis non-indépendantistes préfèreraient un référendum de projet. Le texte a été adopté à l'unanimité des conseillers non-indépendantistes et avec les voix de l'Eveil océanien. Une unité qui témoigne d'une préoccupation très majoritairement partagée. Et de l'aveu de nombreux élus ce matin, la réunion à Paris à la fin du mois de mai devrait être déterminante pour la suite.