Quels projets seront financés par cette deuxième vague du plan de relance ?
Focus sur les chantiers du lycée Escoffier à Nouméa, du lycée agricole à Pouembout, et de l'aménagement de 220 arrêts de bus pour le SMTI.

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10 milliards de francs, injectés dans l’économie calédonienne. C’est l’annonce faite par l’Etat vendredi soir. 50 projets vont être financés, et ce, dans le cadre de la deuxième vague du plan de relance de l’activité économique. 4 priorités d’investissement ont été ciblées.
De la reconstruction d’un pont à Koumac, à l’entretien des réseaux d’eau potable à Ponérihouen, en passant par la rénovation de l’Arène du Sud, l’Etat a ciblé 4 priorités d’investissement pour cette deuxième vague de financement.
La première, c’est le désenclavement des territoires. 4 milliards de francs y sont consacrés, cela passera par la réhabilitation de routes, de ponts, de radiers, et puis l’amélioration de la desserte de certaines communes. Le syndicat mixte de transport interurbain a notamment porté un projet d’aménagement de 220 arrêts du réseau autocar, sur l’ensemble de la Grande Terre. Loïc Martin-Cochet Directeur adjoint du SMTI.
On parle aussi dans cette deuxième vague du plan de relance, de garantir l’accès aux services essentiels que sont par exemple l’eau, les soins médicaux. 18 projets ont été retenus, soit 3 milliards 300 millions de francs. Parmi eux, on notera celui du Centre d'accueil médico-social à Lifou ou la création, en province Sud, d'une Unité médico-judiciaire.
Troisième priorité, renforcer la résilience du territoire. Le plan finance plusieurs opérations permettant de mieux préparer la Nouvelle-Calédonie aux conséquences du changement climatique et aux risques naturels.
Et enfin, le 4ème volet de cette vague 2 est consacré à la diversification économique du territoire. 2 milliards 500 millions de francs pour accompagner le développement de nouvelles activités économiques. Remettre les entreprises au travail, c’est l’objectif, notamment le secteur du BTP, durement touché par la crise. Plusieurs chantiers vont donc être lancés, certains portés par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. C’est le cas du lycée Escoffier à Nouméa dont la remise à niveau devrait couter un milliard de francs. Au mois de mai le personnel de l’établissement était en grève, il protestait contre des conditions de travail et d’accueil des 1200 élèves très dégradées, et ce, depuis de nombreuses années. Parmi les enseignants mobilisés, Séverine Campanerut.
Autres équipements vieillissants, ceux du lycée agricole Michel Rocard à Pouembout. L’établissement a au moins 30 ans, et accueille 950 élèves, dont 450 en internat, là encore, dans des conditions qui ne sont pas toujours propices. Le lycée va donc recevoir 640 millions pour des travaux, écoutez son directeur Monsieur Hassan Samr.
Cette vague 2 fait suite à une première vague de financements, présentée en mars. Cette première étape du programme d’investissement pluriannuel a déjà permis d’injecter 6 milliards 800 millions de francs dans l’économie calédonienne.


