"Pas seulement venu pour écouter"

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Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a commencé à évoquer le but de sa visite.

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer.

"Je ne suis pas seulement venu pour écouter" déclare Sébastien Lecornu qui rappelle qu'il a commencé ses entretiens. Mais il ne souhaite pas s'exprimer trop vite parce que sa visite – dit-il – est une démarche politique. "Il y'a un accord. Un accord qui produit des effets. Et puis on commence à voir des résultats. Notamment les résultats du dernier référendum. Je veux vraiment prendre le temps d'écouter les uns et les autres, pour voir aussi leurs perspectives pour l'avenir."

Et concernant le référendum, le ministre relève que l'on a passé beaucoup de temps sur la question, sur le corps électoral, sur la date mais que l'on n'a jamais beaucoup travaillé sur la réponse. "Je suis frappé de voir qu'on a jamais vraiment beaucoup travaillé sur la réponse. Sur les réponses. C'est ce qui recouvre le plus grand flou". 

Sébastien Lecornu, a également été interrogé sur la manifestation des exclus du droit de vote. Pour lui, il y a des questions légitimes, et il n'y a pas de questions taboues. "Je les ai entendu. On est dans la fin de l'accord de Nouméa. Des gens commencent à poser des questions qui sont bien légitimes. La question du devenir du corps électoral n'est pas une mauvaise question". 

Le ministre ne veut pas, à ce stade, dévoiler ce qui ressortira de cette visite en Nouvelle-Calédonie. Mais il revendique une méthode. Et il défend l'impartialité de l'Etat. A ne pas confondre avec la neutralité. "Il y a des gens qui militent pour une cause depuis des années, puis des gens qui militent de l'autre côté pour un attachement à une autre cause, aussi depuis des années. En revanche, le gouvernement aussi à des choses à dire. C'est tout de même l'avenir d'une partie de la France dans le Pacifique qui se joue".

Sébastien Lecornu qui met en avant le rôle de l'Etat dans l'organisation du référendum, dans des conditions très difficiles, alors que la France – rappelle-t-il – est frappée à la fois par une crise sanitaire et une crise terroriste.