Nickel : Stéphane Séjourné en Nouvelle-Calédonie pour un partenariat stratégique avec l’Union européenne
Le vice-président exécutif de la Commission européenne pour la prospérité et la stratégie industrielle a entamé aujourd’hui sa visite sur le territoire.


L’Union européenne veut réduire sa dépendance à certains pays, des pays qui monopolisent la production de matériaux critiques, comme le nickel, la Chine en ligne de mire, pour plus d’indépendance des entreprises européennes, mais aussi une exploitation plus respectueuse des territoires qui possèdent les ressources premières. Problème, les prix du nickel vendu par les chinois sont toujours plus bas, l’UE envisage donc de contraindre les entreprises européennes à s’approvisionner ailleurs, quitte à payer plus cher et souhaite intégrer la Calédonie à cette stratégie.
Ce "protocole d’accord entre l’Union européenne et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie relatif à un partenariat stratégique sur les chaînes de valeur durables des matières premières", est un échange gagnant-gagnant selon Stéphane Séjourné. L’UE propose un texte de possibilités, et non pas de contraintes, c’est ce qu’il a indiqué aux sénateurs coutumiers ce samedi matin.
Ces derniers sont restés attentifs. Richard Poarairiwa a été questionné sur le positionnement du sénat relatif à ce mémorandum. Plusieurs organismes, l’Union calédonienne, l'Alliance des Royaumes Kanak, refusent ce protocole d’accord. Le sénat coutumier, lui, souhaite rester plus neutre nous dit Richard Poarairiwa.
Le vice-président de la Commission européenne, a rencontré le Président du gouvernement Milakulo Tukumuli. La signature du protocole d’accord est prévue mardi.




