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Les juges parisiens relaxent les responsables de la CCAT

Christian Téin a été relaxé, dans l’enquête sur les émeutes de mai 2024.

5 juin 2026 à 20:35
Téin
Photo d'archive

Une décision annoncée hier : les trois juges d’instruction du tribunal de Paris ont rendu une ordonnance de non-lieu dans le dossier CCAT. Une information révélée par nos confrères de La Voix du Caillou : les juges parisiens en charge de l’enquête ont conclu « que rien ne permettait d’impliquer Christian Téin dans les infractions, les seuls éléments à charge au dossier étant des discours, et les investigations n’ayant identifié aucune conversation ou réunion occulte ou clandestine, aucun échange de SMS ou écoute allant de sens ». Toujours selon l’ordonnance judiciaire dévoilée par La Voix du Caillou : « le dossier comprenait un nombre extrêmement important d’éléments attestant du caractère manifeste de la volonté de Christian Téin ou de la CCAT d’appeler au calme et d’aller à la désescalade ». On rappelle que l’enquête visait le leader de la CCAT, désigné depuis président du FLNKS, ainsi que les responsables de la cellule, pour leur implication présumée dans l’organisation et la préparation de l’insurrection du 13 mai 2024. 

Notez que le parquet de Paris a fait appel.

Parmi les réactions, après cette décision de relaxer Christian Téin et les leaders de la CCAT : sans surprise, le FLNKS se satisfait de cette décision, et écrit notamment « aujourd'hui, la justice française a fait son travail ». A l’inverse, le député de la 1ère circonscription, Nicolas Metzdorf, déclare que « les juges rouges ont, encore une fois, démontré leur parti pris. Il faut bien que Paris sache une chose : tant que justice ne sera pas rendue rien ne pourra totalement se réparer en Nouvelle-Calédonie. C’est tout un peuple qui a été meurtri et les responsables doivent rendre des comptes. Les victimes qui se comptent par milliers méritent un procès ». 

Autre réaction, celle de Sonia Backès, la présidente de la Province Sud, qui écrit : « le système judiciaire Français devient fou. Les violeurs, les casseurs laissés en liberté, et les honnêtes gens abandonnés. Peut-être qu’il serait temps que les juges aient à rendre des comptes au peuple au nom duquel ils sont sensés rendre la justice ».

Le Rassemblement Les Républicains écrit encore que « la décision de non-lieu rendue aujourd’hui suscite une profonde incompréhension et indignation, que nous partageons ». « Par respect pour les victimes et pour l’ensemble des Calédoniens qui ont subi les conséquences de ces violences, la justice doit aller au bout de son travail ».

 

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