Le FLNKS met la pression sur les députés
Avant l'examen par les députés de la réforme constitutionnelle, le FLNKS met en garde contre l'adoption du texte et il réclame il réclame l'organisation, au plus vite, des élections provinciales

A quelques heures de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi constitutionnelle, le FLNKS réaffirme ses positions. Il répète son opposition à l'accord de Bougival et à la modification du corps électoral et il réclame l'organisation des élections provinciales dès le mois de juin.
Le FLNKS dénonce l'entêtement de l'Etat qui veut faire avaliser par le parlement un accord qui ne fait pas consensus en Nouvelle-Calédonie. Roch Wamytan rappelle que "c'est l'impartialité de l'Etat et le consensus qui ont construit la paix en 88 et en 98" et il reproche à Emmanuel Macron de s'être éloigné de cette méthode en dénonçant "un mensonge d’État" autour de l'accord de Bougival.
Le FLNKS réaffirme son opposition à l'accord de Bougival et à l'accord complémentaire Elysée-Oudinot et il réclame, à la fois, le retrait du projet de réforme constitutionnelle et l'organisation, au plus vite, des élections provinciales avec un corps électoral gelé. Et Roch Wamytan affirme que si le FLNKS n'est pas entendu, il y a danger
Le FLNKS qui dénie toute responsabilités dans les violences insurrectionnelles. Il affirme que la responsabilité de l'Etat est engagée dans les événements liés au 13 mai. Des propos relayés par le président du FLNKS, Christian Tein, qui dénonce "un manquement à la parole de l’État".
Un message destiné à l'Etat et aux parlementaires déclare de son côté Gilbert Tyuienon
Le FLNKS hausse donc le ton à quelques heures du début des travaux de l'Assemblée nationale. Il se réfère, par ailleurs, aux élections municipales qui prouvent, selon lui, que 3 électeurs indépendantistes sur 4 au moins, sont contre Bougival.
Les indépendantistes très mobilisés avant l'examen du projet de loi constitutionnelle par les députés. Le président du groupe UC FLNKS du congrès, Pierre Chanel Tutugoro, a adressé une lettre de 4 pages aux parlementaires. Il appelle leur attention sur la portée exceptionnelle du projet de loi constitutionnelle et, en particulier, de la modification du corps électoral des élections provinciales.
Il appelle les députés à rejeter un projet de loi qui ne fait pas consensus en affirmant que cela "conditionne la stabilité politique, la confiance entre les partenaires et, plus largement, la paix civile."


