Le comité antifraude installé

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La lutte contre la fraude fiscale et sociale priorité en Nouvelle Calédonie. Le comité opérationnel territorial a été installé hier à Nouméa. Il est co-présidé par le haut-commissaire, le président du gouvernement et le procureur de la république.

La lutte contre la fraude est devenue une priorité en Nouvelle Calédonie. Un comité opérationnel territorial a été installé hier à Nouméa. Co-présidé par le haut-commissaire, le président du gouvernement et le procureur de la république, il doit permettre de lutter contre les fraudes sociales et fiscales, et contre le travail illégal. 

Calqué sur le modèle des comités départementaux qui existent en métropole depuis 2010, ce COTAF mènera des opérations de contrôle conjointes dans tous les secteurs de l'économie. BTP, hôtellerie, restauration, commerces, services, transports, agriculture et pêche, professions libérales, investissements à l'étranger ou encore exportation de capitaux : personne n'est censé passer à travers les mailles du filet tendu désormais par ce partenariat inédit entre l'Etat, la NC et la justice. Pour le haut-commissaire de la République Laurent Prévost c'est en effet par une interconnexion entre les services et une meilleure collaboration que toutes les fraudes pourront être combattues efficacement.

Le président du gouvernement a co-signé la création de ce comité opérationnel hier. Au-delà de l'atteinte à la liberté individuelle que constitue le travail illégal, Thierry Santa voit aussi dans ce nouvel outil un moyen de préserver les finances publiques. Et la concurrence entre les entreprises.

Le troisième partenaire de ce comité anti-fraude, c'est la justice. Pour le procureur de la République Alexis Bouroz ce n'est pas un comité de plus ou une détermination de façade, mais bien un outil indispensable pour lutter contre une forme de criminalité invisible, mais qui coûte très cher à la société.

Outre ses trois co-présidents, ce comité opérationnel est composé des services du haut-commissariat, de la police, de la gendarmerie, du directeur des douanes, du directeur des finances publiques et de celui des affaires économiques, du directeur du travail et de l'emploi, et de ceux des services fiscaux et de la Cafat. Ils auront désormais la possibilité de croiser leurs informations pour mieux détecter et sanctionner les fraudeurs.