La réforme constitutionnelle rejetée par la commission des lois
Les députés ont rejeté en commission des Lois la réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie, dont l'examen en séance publique, le 1er avril s'annonce extrêmement compliqué.

La commission des lois de l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie et le texte doit être examiné, à partir de mercredi prochain, en séance publique mais son adoption s'avère extrêmement compliquée, pour ne pas dire impossible dans la mesure où les députés LFI, socialistes et Rassemblement national y sont opposés et que dans ces conditions, il sera difficile de trouver une majorité dans l'hémicycle.
Les groupe de gauche et le Rassemblement national ont repoussé successivement chaque article du projet de loi qui vise à inscrire, dans la Constitution, l'accord de Bougival et l'accord complémentaire Elysée Oudinot.
Au cœur des tensions, notamment, la question des élections provinciales, qui ont déjà été reportées trois fois. En l'état, elles doivent se tenir avant le 28 juin mais la réforme constitutionnelle prévoit un quatrième report à fin 2026 et la gauche comme le Rassemblement national y sont opposés.
Mais en toile de fond, c'est la question de l'ouverture du corps électoral qui est au centre des débats et le député Emmanuel Tjibaou a justifié son refus de Bougival et de l'ouverture du corps électoral
Le député Nicolas Metzdorf, a dénoncé un discours à géométrie variable de la part d'Emmanuel Tjibaou et des partis de gauche. Il leur reproche de vouloir empêcher les calédoniens de voter. Mais s'il faut voter fin juin, pas de problèmes déclare le député de la 1ère circonscription
Pas de problème pour aller aux élections dès le mois de juin, mais ce ne peut être qu'avec une ouverture du corps électoral, met en garde le député Nicolas Metzdorf, sinon les choses pourraient mal se passer.
Au terme des travaux, il n’y a pas eu de vote sur l’intégralité du projet de loi constitutionnelle mais les groupes de gauche et le Rassemblement national ont rejeté chacun des articles du texte de loi.
En marge de ces débats, la députée LFI Mathilde Panot a interrogé le rapporteur du projet de loi, le député LR Philippe Gosselin, sur la réunion d'urgence qui s'est tenue, hier soir, à l'Elysée entre le Président de la République, le Premier ministre et les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat. La réponse de Philippe Gosselin
Les plus hautes autorités de l'Etat se sont rencontrées pour évoquer la situation dans l'hypothèse où le projet de loi constitutionnelle n'était pas adopté.
Un cas de figure qui devient de plus en plus probable, si la gauche et le Rassemblement national maintiennent leur refus du texte, d'autant plus qu'il faudra faire face à l'obstruction de La France insoumise qui fera tout pour faire échouer l'adoption de la réforme constitutionnelle.


