L'économie divisée par 2 en 1 mois

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La Nouvelle Calédonie a perdu 3,6 points de PIB pendant le mois de confinement strict de la population. Le taux d'activité de l'économie calédonienne a été divisé par deux durant cette période.

La Nouvelle Calédonie a perdu 3,6 points de PIB pendant le mois de confinement strict de la population. C'est le scénario privilégié par l'ISEE, l'IEOM et l'AFD dans la dernière étude des comptes économiques rapides pour l'outre-mer, qui vient d'être publiée. Elle révèle notamment que le taux d'activité de l'économie calédonienne pendant le confinement a été divisé par deux.

La crise du Covid-19, constitue un choc qui bouleverse à la fois l’offre et la demande. Les mesures exceptionnelles de confinement décidées par le gouvernement et l'Etat pour combattre l’épidémie et éviter une crise sanitaire grave, induisent un arrêt de la production dans certains secteurs (notamment tertiaires : tourisme, hôtels, restauration, transports, loisirs, …), et un mode dégradé, voire très dégradé dans d’autres secteurs qui ne fonctionnent que partiellement comme le BTP, industrie, commerces.

Mais qui dit confinement dit aussi chute de la consommation. Et face à ce choc brutal, la trésorerie et la masse salariale sont directement touchées, entrainant des risques d’effets boule de neige néfastes selon le CEROM.

Evidemment les chiffres avancés par l'étude sont des estimations mais déjà précise puisque la perte de produit intérieur brut est estimée à 3,6 points (par comparaison c'est 9 points en métropole pour la même période). Des pertes qui pour la plupart selon le CEROM ne pourront pas être rattrapées et qui sont évaluées dans une fourchette comprise entre 30 et 40 milliards de francs. 

Une crise dans précédent par sa brutalité, donc, et qui intervient par ailleurs alors que l'économie calédonienne est installée depuis plusieurs années dans une trajectoire de croissance ralentie. Seul "amortisseur" prévisible de l'impact économique : les mesures de soutien massif mises en place par le gouvernement et l'Etat pour éviter de provoquer une spirale récessionniste. Mais selon le CEROM, l'étendue et la profondeur des effets induits sont encore inconnues et dépendront des tensions sur la chaîne d'approvisionnement, de l'évolution des prix, et des comportements.