La fréquence aux couleurs de la France

Je ne viens pas seulement vous parler de nickel !

Dans un discours au congrès, Stéphane Séjourné a évoqué les relations actuelles et à venir entre l'Union Européenne et la Nouvelle-Calédonie.

Par Jean François Bodin 19 octobre 2026 à 08:30
sé&journé

Le Nickel n’est pas le seul point à l’ordre du jour des relations entre l’Union Européenne et la Nouvelle-Calédonie. 

Arrivé vendredi soir sur le territoire, le vice-président exécutif de la Commission européenne doit signer un protocole d’accord entre l’Union Européenne le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie sur le nickel. 

Dans une allocution au congrès, il s’est surtout attaché à montrer que les relations entre l’Union Européenne et la Nouvelle-Calédonie ne pouvaient se réduire à ce seul sujet.   

Une prise de parole d’un peu moins de 30’, devant un hémicycle partiellement vide, puisque les élus du groupe Union Calédonienne avaient annoncé leur absence, et que seule Doriane Tjibaou siégeait sur les bancs de l’UNI. 

Ma présence ici a quelque chose d’inhabituel a déclaré Stéphane Séjourné au début de son allocution. C’est le fruit de la distance, mais pas seulement a-t-il expliqué. 

Le nickel n’est donc qu’une priorité parmi d’autres a expliqué Stéphane Séjourné. 

A ce titre, le vice-président exécutif de la Commission européenne a confirmé qu’il signerait au cours de son séjour une convention à l’Université, pour engager la Nouvelle-Calédonie dans un programme de formation professionnelle et d’insertion qui bénéficie d’un budget européen de 600 millions de Francs. 

Stéphane Séjourné a également annoncé que le budget 2028 – 2034 de l’Union Européenne pour les grandes infrastructures destinées à diversifier l’économie était doublé pour être porté à 120 milliards CFP. 

Stéphane Séjourné a ensuite pris le temps de bien expliquer l’accord qu’il allait signer sur le nickel. Il n’ignore pas, évidement, les réticences, voire l’opposition des indépendantistes de l’Union Calédonienne. Il a donc rappelé son périmètre. 

Autre point d’attention souligné par Stéphane Séjourné : il n’est évidement pas question de dilapider la ressource nickel de la Calédonie. 

Stéphane Séjourné ne cache pas qu’il y a une convergence d’intérêts : l’Union Européenne a une nouvelle stratégie sur les matières premières critiques. Depuis le début de la guerre en Ukraine - à laquelle il faut ajouter les tensions internationales et les stratégies des grands pays producteurs – elle ambitionne de sécuriser ses approvisionnements, et elle a désormais choisi d’éviter que 65% de sa consommation annuelle dépende d’un seul pays tiers. De son côté, pour assurer sa reconstruction, la Calédonie a besoin d’une filière Nickel solide, et de débouchés assurés qui seraient d’ailleurs de nature à rassurer les candidats à la reprise des usines.

C’est là que nous nous rencontrons a affirmé Stéphane Séjourné. 

Le message est clair : ce protocole d’accord qui doit être signé aujourd’hui répond, pour Stéphane Séjourné, à la fois à la nouvelle stratégie européenne de sécurisation de l’approvisionnement de matière première, pour une meilleure souveraineté énergétique. Et il  assure à la Nouvelle-Calédonie des débouchés et un accompagnement qui doit lui permettre de relancer et sécuriser sa filière Nickel.  

A l'issue de son discours au congrès, Stéphane Séjourné est allé visiter l'usine Doniambo de la SLN ( photos ci-dessous ) 

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