D. Goa comprend le ras-le bol

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Daniel Goa s’adresse à ceux qui ont marché samedi dans les rues de Nouméa dans une lettre de 11 pages. Le président de l’UC comprend leur ras-le bol, mais il défend le combat mené par l’ICAN et le Collectif Usine du Sud-Usine Pays.

Une nouvelle déclaration du président de l'Union calédonienne.  C'est un texte de 11 pages que publie aujourd'hui Daniel Goa et il s'adresse, particulièrement, à ceux qui ont été nombreux, samedi dernier, à marcher dans Nouméa pour "les libertés de circuler, de travailler et de vivre sereinement en Nouvelle-Calédonie"

Ne croyez pas – écrit le président de l'UC – que les dirigeants et les militants des partis politiques indépendantistes, notamment de l’union Calédonienne, soient insensibles à un tel message. 
Daniel Goa dit que, personnellement, il comprend tout à fait la fatigue et le ras-le-bol que beaucoup éprouvent et expriment, face aux barrages qui bloquent la circulation, et plus encore face aux exactions et aux actes de violence qui ont eu lieu en marge des manifestations. 
Il rappelle, d'ailleurs, que le FLNKS a condamné les tentatives "idiotes" de brûler l’usine de Vale NC. 

Pour autant, le président de l'UC ne comprend pas certains slogans et il ne comprend pas non plus – et je cite – la mauvaise foi de certains des organisateurs à prétendre inverser le sens de l’histoire, à faire des colonisés des colonisateurs en prétendant que la Province Nord entend "coloniser" la Province Sud.

Ceux qui se battent pour l’"Usine du Sud, Usine Pays" se battent pour l’intérêt général ! affirme Daniel Goa qui veut convaincre du bien-fondé du combat mené par l'ICAN et le collectif. 
Il se lance alors dans tout un historique du dossier – sa lettre fait 11 pages ! – et il s'insurge contre l'attitude de la droite locale ou du gouvernement français qui aurait fait sienne aveuglément, l’hostilité de Partis politiques prétendument "loyalistes" à la SOFINOR et à la SMSP.

Daniel Goa conclut ce long exposé en demandant, à l’Etat et à la Province Sud, de revenir sur le soutien qu’ils apportent à ce qu'il appelle "le projet Beurrier/Trafigura", de stopper le processus de rachat en cours et de laisser aux dirigeants de notre pays le temps du débat, afin qu’une solution plus juste et plus durable soit trouvée.
L’Etat et la Province Sud doivent savoir que l’Union Calédonienne ne lâchera rien sur ce dossier. Nous nous battrons jusqu’au bout. Affirme encore le président de l'UC.