Covid-19 : T.Santa fait le point

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Le Président du Gouvernement annonce un nouveau cas de Covid-19.

T.Santa a annoncé un nouveau cas de Covid-19 dès le début de son point presse
T. Santa sur les outils qui vont être mis en place par le Gouvernement
T. Santa a indiqué que seuls les vols de rapatriement sont autorisés jusqu’à nouvel ordre, et les 3 semaines de quarantaine sont maintenues.
T.Santa sur les conditions de rapatriement qui pourraient changer
T.Santa a également répondu au FLNKS qui estime que cette crise a marquée la fin de la collégialité au gouvernement.
T. Santa répond également aux autres propos de D. Goa

Le président du gouvernement avait choisi de faire aujourd’hui un point sur la situation sanitaire, et informer les Calédoniens sur les discussions et réflexions en cours.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’après 52 jours consécutifs sans nouveaux cas de Covid-19, une personne en quatorzaine à l’hôtel, avait été détectée positive. Thierry Santa l’a annoncé dès le début de son intervention.

 

Malgré tout, la procédure a été scrupuleusement suivie en pareil cas, et la personne détectée positive a été transféré à l’unité Covid 19 du CHT. Elle y restera tant que les 2 test, effectués à 48 heures d’intervalle, soit clairement négatif.

Mais cet événement ne remet pas en cause, loin de là, les réflexions du gouvernement sur la gestion de la crise dans les semaines qui viennent.

Thierry Santa a, en effet, expliqué que la période de 6 semaines en cours qui correspond à la 2ème phase du déconfinement, et qui se poursuit jusqu’au 6 Juin, donnait justement le temps au gouvernement et à ses directions de mettre en place des mesures pour améliorer la détection des cas, la recherche des personnes-contact et leur traitement. Les membres du gouvernement Valentine Eurissouké, Didier Poidyaliwane et Jean-Pierre Djaïwé font actuellement une tournée des institutions, des communes et des tribus pour déterminer les outils qu’il faut mettre en œuvre pour cela. Des outils que le gouvernement appelle des prérequis.

 

D’autre part, il n’est pas envisagé de changer les procédures pour les vols internationaux. Seuls les vols de rapatriement sont autorisés jusqu’à nouvel ordre, et les 3 semaines de quarantaine sont maintenues.

 

Parmi ces cas, particuliers, figurent les liaisons avec Wallis et Futuna, qui est un territoire sans cas déclaré et avec lequel on pourrait imaginer une reprise du trafic. Mais cela concerne, aussi, la prise en charge des personnes qui veulent venir en Calédonie. Sur les 2.283 Calédoniens hors du territoire, et qui se sont manifestées avant le 14 Avril pour être rapatriées, il en reste encore 511 hors de Calédonie. Pour les autres, qui ne sont pas prioritaires ou qui n’ont pas de raisons impérieuses de venir sur le territoire, ou pour les entreprises et administrations qui ont besoin de faire venir des experts, les règles pourraient changer.

 

Et c’est l’un des points qui sera discuté en collégialité par les membres du gouvernement la semaine prochaine.

 

Lors des échanges avec la presse, qui ont suivi l’intervention du président du gouvernement, des questions plus politiques ont été abordées. Thierry Santa a ainsi répondu par exemple aux accusations du FLNKS, qui a dénoncé une instrumentalisation de la communication pendant la gestion de cette crise : tous les membres du gouvernement ou presque sont intervenus a rappelé Thierry Santa. Il a également répondu au FLNKS qui estime que cette crise a marquée la fin de la collégialité au gouvernement.

 

Interrogé également sur les propos de Daniel Goa, selon lesquels, en substance, la France prêtait de l’argent, qu’il faudrait rembourser, et qu’elle ne se comportait plus de ce fait en Etat-Providence, mais en Etat-marchand, voici la réponse de Thierry Santa.

 

Enfin, le président du gouvernement a souligné que les discussions se poursuivaient avec le gouvernement d’Edouard Philippe sur la modification de la loi d’urgence sanitaire, pour qu’elle puisse s’adapter à la Calédonie sur la question de la durée de 3 semaine de quarantaine, qui de toute façon reste pour l’instant en vigueur sur le territoire.  Thierry Santa s’est entretenu au téléphone avec Edouard Philippe il y a quelques jours. Le premier ministre lui a confirmé qu’il souhaitait faire évoluer les dispositions de cette loi. Et si l’amendement en ce sens déposé par le sénateur Gérard Poadja n’a pas été retenu par la commission des lois, c’est parce qu’il faisait partie d’un cavalier législatif – c’est-à-dire que l’amendement n’avait pas de lien avec le texte discuté –  une pratique dont ne veut plus le 1er ministre, qui souhaite sur le sujet un texte de loi spécifique.