Congrès : la survie d'Aircal au coeur des débats.
Les travaux ont débuté par l’examen du projet de délibération visant à prolonger la continuité pays jusqu’à la fin de l’année. Ce texte a, en réalité, été l’occasion d’élargir le débat et d’évoquer la situation d’Air Calédonie.

Les élus étaient réunis ce matin dans l’hémicycle du boulevard Vauban. Les travaux ont débuté par l’examen du projet de délibération visant à prolonger la continuité pays jusqu’à la fin de l’année. Le dispositif d’aide est actuellement dans une version transitoire en attendant une nouvelle loi du pays qui permettra de mettre en place de nouveaux critères d’attribution pour les bénéficiaires. Ce texte a, en réalité, été l’occasion d’élargir le débat et d’évoquer la situation d’Air Calédonie. Ce vendredi, un conseil d‘administration doit se réunir pour évoquer la situation qui découle des blocages et notamment la question de son avenir. Pour Sonia Backès, la présidente de la Province Sud, ce dossier politique, doit être discuté au congrès.
Le blocage des aérodromes par les usagers mécontents du déménagement à la Tontouta fragilise la compagnie. Au cours de la séance ce matin, le président du gouvernement, Alcide Ponga a déploré les blocages durs aux loyautés « ce que je ressens, c’est qu’on veut la mort d’Aircal ». Alcide Ponga a indiqué que le gouvernement continuait à discuter avec ceux qui veulent discuter, notamment à l’ile des pins… Des contacts qui ont porté leurs fruits puisque ce jeudi matin, les usagers ont décidé de lever le blocage. C’est donc une bonne nouvelle nous a dit la présidente de la Province Sud.
Au cours de cette séance du congrès, les élus ont aussi examiné et adopté deux autres délibérations. Le deuxième texte à l’ordre du jour visait à prolonger le dispositif cadre avenir pour deux ans. Lancé en 2005 pour 10 ans, il avait été prolongé une première fois pour une décennie. Fin 2025, l’Etat a indiqué au gouvernement que la Direction générale des Outre-mer réalisait une évaluation pour voir les pistes d’amélioration. Il a donc été proposé de le reconduire uniquement pour deux ans dans le cadre de ce nouvel avenant d’autant plus que l’accord de Bougival prévoit que le programme Cadres Avenir soit « repensé et renforcé ».
La troisième délibération examinée ce matin, concernait des dispositions du droit du travail et de la protection sociale en réponse à la crise de « mai 2024 ». Il s’agit de la mise en place concrète de la loi du pays adoptée le 10 mars dernier et notamment la mise en place de la présomption de démission en cas d’abandon de poste.


