CA en baisse en pour Eramet

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Son chiffre d’affaire recule. Le groupe note une bonne production minière en Calédonie mais rappelle les enjeux du plan de sauvetage de la SLN.

Eramet a publié son résultat pour le premier trimestre 2020.

Le bénéfice avant impôt, intérêt et amortissement est en net recul. Le résultat net du Groupe est négatif : -623 Millions € en raison de la crise sanitaire et notamment de la crise dans l’aéronautique.

Christel Bories, PDG d’Eramet, a déclaré que : « La crise sanitaire liée au Covid-19 a mis nos industries à rude épreuve et a profondément perturbé nos écosystèmes. Elle a surtout entraîné une crise majeure dans le secteur aéronautique, la plus grave que ce secteur n’ait jamais connue. »

Le chiffre d’affaire d’Eramet recule de 7% par rapport au premier semestre 2019. Il s’élève à 1 milliard 687 millions d’€.

Eramet a bien sur évoqué la situation sur le territoire. Le groupe relève qu’en Nouvelle-Calédonie, les effets de la pandémie restent très limités, sans impact sur les opérations minières.

La production minière de la SLN a augmenté de 12% et les exportations de minerai de nickel à faible teneur ont plus que doublé pour atteindre 1 millions 100 000 tonnes au premier semestre 2020, soit un rythme de plus de 2 Millions de tonnes par an.

Eramet qui pointe du doigt les difficultés sociales sur les sites de la côte est, de Thio et Kouaoua, qui ont continué à impacter significativement la teneur et la chimie du minerai disponible pour alimenter les fours de l’usine de Doniambo, avec un impact défavorable sur la productivité.

Les volumes produits de ferronickel sont restés bas à 24 kilos tonnes. Une production, toutefois stable par rapport à la même période en 2019. Compte tenu des blocages récurrents sur la côte est, la SLN s’organise pour réorienter l’alimentation des fours à partir d’autres gisements, et limiter ainsi l’impact sur la production de ferronickel.

Eramet rappelle enfin les conditions de réussite du plan de sauvetage. Le groupe insiste sur l’importance d’obtenir l’autorisation d’exporter 2 millions de tonnes supplémentaires mais aussi que les négociations aboutissent concernant le prix de l’électricité que le groupe juge trop élevé. Pour Eramet, le contexte de marché dégradé et les freins dans la réalisation du plan de sauvetage rendent aujourd’hui nécessaire la contribution des autres actionnaires au financement de la SLN, c’est-à-dire Nisshin Steel et la Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle.