ACI présente son plan de relance

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C’est dans le hangar Aircalin de la Tontouta, où ses avions sont cloués au sol, que le directeur général d’Aircalin a présenté le plan d’urgence mis en place par la compagnie internationale Calédonienne.

1er volet
2ème volet
3ème volet

Didier Tappero a expliqué qu’il fallait faire face à la fois à une cessation quasi-générale du trafic au moins jusqu’à la fin de l’année, et à une reprise incertaine une fois que les frontières seront à nouveau ouvertes après la crise sanitaire.

 

Les chiffres annoncés par Aircalin parlent d’eux-mêmes : d’ici la fin de l’année, la compagnie va perdre 80% de son chiffre d’affaire par rapport à 2019, soit un manque à gagner estimé à 7 ou 8 milliards de francs. Et la compagnie se place dans l’hypothèse d’un retour à la normale du trafic d’ici 4 ans seulement. Elle doit donc anticiper une baisse de son chiffre de 40% en 2021, de 30% en 2022 et de 10% en 2023.

Pour y faire face, ACI met en place un plan en 3 volets. Le premier concerne un report des investissements, en jouant notamment sur le renouvellement de sa flotte nous a expliqué le directeur général de la compagnie, Didier Tappero.

 

Le 2ème volet de ce plan, c’est le recours à l’emprunt. ACI va solliciter le PGE, le prêt garanti par l’Etat à hauteur de 4,8 milliards de Francs. C’est d’ailleurs dans ce cadre que Didier Tappero a compris l’intervention de la ministre des Outremers cette nuit à l’Assemblée Nationale, qui a dit que l’Etat aiderait les compagnies aériennes en difficultés dans le Pacifique, en parlant d’Air Tahiti Nui et d’Aircalédonie Internationale.

 

En plus des 4,8 milliards via le PGE, ACI va solliciter son actionnaire principal, la Nouvelle-Calédonie. 

Une aide demandée de 2 milliards de francs, qui prendrait la forme d’une avance en compte courant d’actionnaire, et qui devra s’accompagner d’une procédure de remboursement.


ACI travaille aussi à une réduction de sa masse salariale. Elle va discuter pour cela avec les partenaires sociaux et mettre en place un plan de départ volontaire. Si cela ne suffit pas, ACI envisage d’avoir recours, en dernière extrémité, à d’éventuels licenciements économiques.

Enfin, lorsque le trafic aérien reprendra, ACI doit s’assurer d’un remplissage de se vols et devrait dans un premier temps supprimé ou suspendre ses liaisons vers Osaka et Melbourne, et se  concentrer sur les liaisons vers Tokyo, Sydney et Brisbane.